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:: pop stars ::
:: « back :::: réactions :: Eh bien allons-y. Vous connaissez M6, vous connaissez les rêves des jeunes adolescentes boutonneuses, notamment celui de devenir un jour célèbre en chantant des chansons d'amour. Vous connaissez le principe de Pop Stars, qui est de recruter tout un tas de jeunes sans aucun talent et de parvenir tout de même à leur faire croire qu'ils en ont, pour finalement n'en retenir que quelques-uns qui formeront un groupe. J'étais donc hier soir jeudi devant la télévision, avec une bonne assiette de frites (en gros morceaux de chez McCain) et des bâtonnets de poisson (oui, outre le repassage, je cuisine très bien). :: ça commence fort :: Pour ceux qui ne regardent pas cette émission ô combien enrichissante régulièrement, sachez que la semaine dernière nous
avions assisté à une espèce de lever de boucliers contre les paroles d'une des chansons écrites pour le groupe (2 nanas, 2
mecs). Du coup la production avait fait appel à plusieurs auteurs pour essayer d'arranger tout ça...
L'épisode d'aujourd'hui commence sur les quatre veinards qui passent sur M6, l'un d'entre eux joue sur un piano à queue, et les trois autres, appuyés mollement dessus, essayent de chanter juste ; le refrain ça donne "l'aventure commence ici et maintenant", c'est beau, c'est une chanson interprétée par eux, avec un au piano et les trois autres à la voix, ça retrace leur histoire, on sent que ça vient des tripes, bref ça pue le truc fait pour la caméra. On revient vite à notre intrigue palpitante, qui consistait à devoir choisir les paroles les moins affreuses pour cette fameuse chanson. On en est à la quatrième version après "T'embrasser à New York", là c'est "Quand la musique s'installe", et il semblerait que les paroles, elles, ne s'installent pas. Ca ne plaît encore à personne, le réalisateur s'arrache les cheveux (il n'a jamais vu ça de sa vie), finalement on découvre une cinquième version des paroles, maintenant c'est "L'amour n'a pas de lois" et elle a l'air de ne pas trop déplaîre à tout le monde. Et la voix-off de commenter : "celle qui va t'être enregistrée", il invente même des liaisons le bougre. :: monia :: Désolé si ce n'est pas l'orthographe exacte du prénom de la métis au caractère de cochon, en fait je m'en fous. Alors elle
elle a un problème (notamment) : elle a du mal à chanter juste. Oui, elle a un caractère à casser des glaçons sur une brosse
à dents, et en plus de ça elle chante faux. Là ils sont en studio, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle chante fort.
Le réalisateur est un peu gêné par ça, mais il trouve les mots justes pour le lui faire comprendre : "oh c'est à donf ! essaye de donner un petit peu moins de volume, là ça faisait « à l'arrachée »...". La pauvre, quand elle criait c'était à peu près juste, maintenant c'est vraiment affreux. La séquence qui suit nous montre les quatre protagonistes en train de chanter en même temps, ils enregistrent. Bon, ça va à peu près, heureusement que la musique est forte, derrière les platines quelqu'un sort "elle chante juste aujourd'hui", bref ça va peu aller. :: nom du groupe :: Fatalement, un groupe qui s'appelle PopStars, ça fait pitié. Donc comme pour les L5 l'an passé, il va falloir trouver un nom
pour cette formation ! Tout le monde se creuse la tête, même les chanteurs, y'a des dossiers, des gens très pointus en comm,
y'a même Bruno Vandeli, le prof de danse sous ecstasy, qui apporte sa contribution : "Quadricolor". "J'ai eu un flash, je me
suis dit je vais le garder pour le dire à Valéry ; tu vois, quadricolore, ils sont 4, les 4 couleurs primaires, et puis c'est
un mot qu'on dit dans plein de pays !" -- le Valéry essaye de ne pas exploser de rire en se concentrant sur sa raquette de
ping-pong. Pendant ce temps les 4 membres du groupe cherchent toujours, c'est Monia qui a le stylo, et fatalement, elle boude.
Finalement deux noms sortent du lot, et Valéry vient les soumettre au groupe : "Watt Four" ou "Ideal Square". C'est ridicule mais c'est en Anglais donc tout le monde est content. Ce sera donc "Watt Four", parce qu'il est génial ce nom, et la fille au gros nez (oui, il y a une fille qui a un nez énorme) insiste lourdement sur le fait que ouais, si ça se trouve ils avaient dû y penser, à celui-là. Plus elle insiste, moins on y croit. La séquence se termine sur nos quatre amis débiles qui s'exclament en choeur : "on n'est plus orphelins !". :: violons :: L'action se déroule dans un studio quelconque de Bruxelles, et même si le réalisateur Philippe est arrivé avec un gros
disque dur avec plein de musique dedans, il reste tout de même des choses à enregistrer. Parmi celles-ci, toute une partie à
faire jouer par un orchestre de cordes, dirigé pour l'occasion par ledit Philippe.
Bon ; fatalement, c'est joli. Tant que c'est pas nos quatre demeurés qui chantent, c'est forcément juste. Voilà donc le réalisateur, la baguette à la main, qui nous dirige tout ça ; tout le monde a un casque sur les oreilles mais pour pas qu'on s'emmerde trop, ceux qui ont monté le reportage ont eu la présence d'esprit de nous mettre en fond la musique qu'ils accompagnent. C'est horrible, c'est du disco, y'a des bruits électroniques pitoyables qui viennent faire piou-piou n'importe où... et les membres de Watt Four sont là, assis par terre, à regarder la scène, pour balancer une fois fini : "Ouah c'était trop beau, t'as envie de pleurer". Valéry ramène sa fraise parce que quand même c'est une prod haut de gamme, on n'a jamais fait un truc comme ça en France, blabla. :: eh bien dansez maintenant :: Séquence cours de danse. Où l'on retrouve dans un éclat de rire notre prof de danse allumé (allumeuse ?), avec ses cheveux
blonds bouclés, son piercing au sourcil, ses lunettes roses, et... et son pantalon plutôt ample mais manque de bol il fallait
mettre la ceinture avec l'émetteur du micro, ce qui lui donne un style irrésistible avec ses deux fesses rondes bien prises
d'un côté, et... oui, son string (je suis sûr qu'il avait prévu le coup) qui fait une bosse de l'autre côté. Mais tout le
monde s'en fout, il faut bouger son corps, l'on remarque que le prof adore les chorégrgaphies où l'on donne des coups de
fesses en l'air, et voilà.
Bruno Vandeli explique à la caméra : "tu vois, moi dès le début, j'ai voulu placer la barre très haut, pour qu'on sache que tac, ces petits-là ils en veulent et ils se donnent les moyens", blabla. Je sais pas où il a vu qu'il plaçait la barre très haut, c'est toujours aussi pitoyable. Vient le moment de la première représentation en public... enfin, devant les membres du jury. De l'ex-jury plus précisément, ces trois personnes dotées d'un sens artistique à toute épreuve qui ont donné des coups de balai dans tous les sens parmi la liste des candidats pour retenir les quatre énergumènes qui sont en train de bouger toujours aussi lamentablement. Valéry termine quand même par un petit discours, on sait pas ce qu'il a fumé ou bu mais il est vachement content. Enfin, pour la forme il faut quand même qu'il reproche à Monia de faire un peu la gueule, et à l'autre nana (celle qui a un gros nez) de ne pas avoir fait ça avec toutes ses tripes parce que devant 3 ou 5000 personnes c'es pareil, alors faut pas déconner hein. :: au revoir :: Ah mince c'est déjà fini. La séquence générique commence sur le Philippe assis devant un piano à queue, petite pièce
sombre, c'est intime, c'est joli. Il se met à jouer, c'est aussi joli, c'est un vrai musicien, lui. Et c'est parti sur les
flashbacks au ralenti, le maquillage, les premières séances photo, la danse, les anciens copains du workshop (ceux qui se sont
faits jeter salement au profit des 4 oiseaux) rappelés par Bruno Vandeli avec ses faux cils pour accompagner les Watt Four dans
une chorégraphie.
Puis retour de l'image sur le réalisateur au piano, qui a l'air très inspiré aujourd'hui, c'est joli, c'est juste, et puis il faut bien que ça s'arrête alors il termine magistralement sur de jolies notes pendant que la caméra recule, recule... passe la porte... la porte se referme... ça a failli être très joli, seulement voilà la porte reflète le cameraman et sa loupiotte rouge. Un sens artistique à toute épreuve sur M6. |